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Histoire de la commune de Plougastel

Aux origines

Paroisse bretonne primitive fondée vers le VIème siècle, Plougastel "la paroisse du château" doit sans doute son nom à "l'oppidum" de Roc'h Nivelen. Jadis, son bourg chef-lieu, était appelé en breton "Gwikastell", nom que porta aussi une famille noble de la paroisse, dont un des représentants, Hervé de Guicastel, mourut abbé de Daoulas en 1281.

Originellement, son territoire devait s'étendre jusqu'à Landerneau et Daoulas, englobant les communes de Loperhet, Dirinon, Saint-Urbain, Saint-Thomas de Landerneau et le nord de Daoulas. Une vaste et épaisse forêt, dite "de Thalamon" aurait autrefois couvert la rive gauche de l'Elorn. C'est au XIème siècle que Plougastel est mentionné pour la première fois : l'abbaye de Landévennec y avait alors des possessions. Ce fut surtout l'abbaye de Daoulas qui, dès 1173, y étendit son emprise : d'elle dépendirent, outre divers lieux, le prieuré de la "Rose des Moines" (aujourd'hui La Fontaine Blanche") et, comme vicariat perpétuel, l'église paroissiale. Les hameaux sont regroupés en "Breuriez", unités de territoire impliquant collectivement le culte des morts et l'entraide aux vivants. Autour des chapelles s'organisent huit "Kordenned", relais entre la paroisse et les fidèles.



Au XVème et au XVIème siècles, Plougastel s'enrichit grâce à la culture du lin et du chanvre. Les toiles fabriquées sont exportées jusqu'en Espagne, en Angleterre ainsi qu'au Portugal. Beaucoup de paysans achètent leurs terres et deviennent propriétaires ; la paroisse construit sept des huit chapelles.

En 1598, la peste sévit à Plougastel. En actions de grâces, le calvaire est édifié de 1602 à 1604. Les manufactures de Colbert, vers 1675, ruinent pratiquement l'industrie de la toile. La production agricole évolue vers les céréales et, grâce à la douceur du climat, le maraîchage prospère. Le fraisier du Chili, importé par Frézier, est signalé à Plougastel dès 1766.

L'époque contemporaine

La Révolution de 1789 surprend une communauté homogène dont la principale hantise est le collecteur d'impôts. Le cahier des doléances, outre la surcharge des taxes, exprime le mécontentement à l'égard des moines de Daoulas. Mais en 1791, la population soutient les trois prêtres qui refusent de prêter serment à la Constitution.

War zouar ha war vor
"Sur terre et sur mer"'

La configuration mer et terre de la presqu'île conforte une double activité. la flotille s'accroît, drague les coquilles Saint-Jacques et les amendements marins utiles à l'agriculture. L'église paroissiale du XVIème siècle paraît trop modeste aux sept mille paroissiens. Elle est abattue, le cimetière déplacé et une église plus vaste est reconstruite en 1870. Au début de ce siècle, lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, les Plougastels manifestent leurs convictions : la croix de l'école publique du Cléguer est portée à la mairie, en une procession qui réunit toute la population. La guerre de 1914-1918 frappe cruellement Plougastel qui déplorera 212 morts. Toutes les familles sont touchées. Les femmes adoptent définitivement le costume de deuil, laissant aux seuls enfants le vêtement aux couleurs vives. En août 1944, les combats de la Libération détruisent le centre-bourg, endommagent le calvaire, font des dizaines de victimes. La paix revenue, Plougastel se reconstruit, adopte pour l'agriculture des modes de production intensive très performants, utilisant la culture sous serre. La fraise de Plougastel maintient sa renommée.

Membre de la Communauté urbaine de Brest depuis 1974 (rebâptisée Brest Métropôle Océane fin 2004), Plougastel a imposé une image dynamique et conviviale.


History of the parish and township of Plougastel

Origins
The origins of Plougastel date back to a primitive parish founded around the 6th century A.D. Its name, meaning "the castle parish", probably derives from the oppidum at Roc'h Nivelen. The area’s principal township was formerly called "Gwikastell" in Breton. This was also the name of a family of nobles belonging to the parish, one member of which, Hervé de Guicastel, was abbot of Daoulas at the time of his death in 1281.
Originally, Plougastel's territory would have extended to Landerneau and Daoulas, and included the townships of Loperhet, Dirinon, Saint-Urbain, Saint-Thomas de Landerneau and the north of Daoulas. At this time, it is believed that a vast, dense forest, the Forest of Talamon, covered the left bank of the Elorn estuary. The first references to Plougastel date from the 11th century when it was held by the Abbey of Landévennec. From 1173 onwards, the Abbey of Daoulas increased its hold on Plougastel where it notably had possession of the Rose des Moines priory (today La Fontaine Blanche) and, as a perpetual curacy, the parish church. The hamlets were regrouped in Breuriez, parish territories that collectively held celebratory masses for the dead during which they distributed food and alms to the poor. Eight Kordenned were organised around the chapels to establish a link between the parish and the congregations.
In the 15th and 16th centuries, Plougastel prospered and grew rich thanks to the cultivation of flax and hemp, exporting the cloth manufactured to Spain, England and Portugal. Many of the peasants became landowners, and the parish built seven of its eight chapels.
The Plougastel Calvary was erected between 1602 and 1604 as an ex-voto to mark the end of the plague that struck the parish in 1598. The manufacturing reforms introduced towards 1675 by Jean-Baptiste Colbert, French Minister of Finance, practically ruined Plougastel’s cloth industry. During the following century, new farming methods were initiated, including the planting of cereal crops and, thanks to the area’s mild climate, a prosperous market gardening industry. Cultivation of the famous Plougastel strawberries, imported from Chile by military engineer and explorer Amédée-François Frézier, began as early as 1766.

Modern history
Although they lived in constant dread of the tax collector, the French Revolution of 1789 took the rather homogenous community by surprise. While its register of grievances also included discontent with regard to the monks at Daoulas, this did not prevent the community from publicly supporting the three priests who, in 1791, refused to swear allegiance to the Constitution.

"War zouar ha war vor" - On land and on sea Plougastel’s main industries, defined by the peninsula's geography, have always been agriculture and fishing. The growing fishing fleet harvested the region’s famous Saint-Jacques scallops, as well as seaweed to be used as fertilizer on the agricultural lands. Considered too small for the seven thousand parishioners, the 16th century parish church was demolished, and the cemetery moved, to make room for a bigger church built in 1870. With the separation of Church and State at the beginning of the 20th century, the inhabitants of Plougastel-Daoulas took an open stand for their faith, the entire population participating in a procession to carry the cross from the Cléguer public school to the Town Hall. The First World War took a heavy toll on Plougastel with the loss of 212 members of the community. Not one family was left that had not lost a loved one. As a result, the women permanently adopted mourning dress, leaving only the children to wear colours other than black. During the liberation of France in August 1944, the centre of the town was destroyed, killing dozens and seriously damaging the Calvary. With the return of peace after World War II, Plougastel started rebuilding itself. Farming turned to more productive methods, notably intensive greenhouse cultivation, further increasing the fame of the Plougastel strawberries.
Since 1974 Plougastel has been a member of the Urban Community of Brest, (renamed Brest Métropole Océane in 2004), within which it has established a reputation for being a very dynamic, welcoming town.


Le Grand Calvaire de Plougastel (1604-2004)

pucevert2_ancien.gif  Présentation historique

La tradition et l’histoire font du Grand Calvaire de Plougastel-Daoulas un EX VOTO marquant en 1598, la fin de la ravageuse épidémie de peste qui venait de décimer une bonne partie de la population (deux villages avaient disparu).

Trois étapes attestées ont marqué sa construction :
1602 : achèvement du socle
1603 : achèvement et pose des trois croix
1604 : achèvement total du monument avec l’ensemble de sa statuaire.

Il est aujourd’hui un monument mondialement connu, une œuvre d’art unique et irremplaçable, représentative de son époque et de sa région, conçue et réalisée par un artiste anonyme et qui traduit l’histoire sainte dans la pierre et dans l’esprit du pays utilisant granit de Kersanton et pierre de Logonna.





Il s’agit surtout d’un monument hautement symbolique, d’un patrimoine toujours vivant, fortement lié à la vie quotidienne comme aux événements majeurs qui ont marqué l’histoire de la paroisse et de la commune de Plougastel-Daoulas, un lien privilégié entre les générations.

pucevert2_ancien.gif  La tradition et l'histoire du Calvaire
Le Seigneur de Kererault meurt le 27 septembre 1598 faisant le vœu qu’un calvaire soit édifié en ex-voto s’il était le dernier mort de la peste. 


The Plougastel Calvary (1604 - 2004)

History
According to both religious tradition and historical records, the Calvary at Plougastel-Daoulas was erected in 1598 as an ex-voto to mark the end of the plague epidemic that had devastated the parish, decimating a large part of the population (two whole hamlets were wiped out).

Three historical stages marked its construction: the completion and erection of the pedestal in 1602, the three crosses in 1603, and the finished monument in 1604 with its 180 or so individual sculptures.
Designed by an unknown artist who sculpted the life of Christ in local Kersanton granite and Logonna stone, the monument is, today, acknowledged worldwide as being unique in its kind, an irreplaceable work of art and a truly representative expression of its era and the traditions of the region.
The Plougastel Calvary is, above all, a highly symbolic monument and an important part of the living heritage of the area. A bond between generations, it remains strongly associated with the major events that have shaped the history of the parish and town of Plougastel-Daoulas and the daily life of its inhabitants.

The tradition and history of the Plougastel Calvary
A local lord, the Lord of Kererault, died on September 27th 1598 expressing the wish that a Calvary be erected as an ex-voto should he be the last victim of the plague.


John Davis SKILTON

pucevert2_ancien.gif  John Davis SKILTON, le soldat américain qui a permis la reconstruction du calvaire à l’issue de la guerre 39/45.

pucevert2_ancien.gif  M. J-D. Skilton, qui faisait partie du Civil Affairs Office de l’Armée américaine, se trouvait basé à Plabennec, quand les circonstances de la guerre, l’amenèrent fin août 1944, à Plougastel. Conseiller d’Art aux Etats-Unis, le lieutenant Skilton fut frappé par les dommages récemment causés aux monuments de Plougastel, notamment au Calvaire, dont la réputation a franchi les océans.

pucevert2_ancien.gif  Son premier soin fut de recueillir les pièces de cette oeuvre, qu’il mit à l’abri dans le grenier du presbytère, avant de quitter la région pour Vittel, puis l’Allemagne, dont il contribua au retour en France de dix-huit wagons chargés d’objets d’art volés par les Allemands. Il promit, s’il revenait de la tourmente, de participer à la restauration du Calvaire.


Le costume de Plougastel

Le costume de Plougastel est l'un des plus colorés de Bretagne. On distingue deux types de costumes : la tenue de cérémonie et la tenue de travail. Il accompagne le Plougastel dans les différentes étapes de sa vie : baptême, communion, mariage et deuil. Le costume varie donc en fonction de l'âge et de la circonstance.

Baptême

La richesse du costume de baptême montre la place importante qu'occupe l'enfant au sein de la famille. Le bébé était emmailloté de coton recouvert de cache-lange de dentelle où étaient fixés des noeuds de ruban bleu-clair, perlé, dont l'assemblage formait un M majuscule. Les enfants étaient voués à la Vierge. Le bébé portait une brassière de toile, brodée dans un coin d'un M, garnie de dentelle qui se rabattait sur une brassière de laine, bordée de bleu-clair, recouverte d'un bavoir de soie perlée. Le riche bonnet perlé à trois pièces était également en soie bleu-clair. Un ruban était enroulé autour du corps du bébé pour remplacer les épingles.

Photo_001.JPGLorsqu'ils commençaient à marcher, les garçons et les filles revêtaient une robe à manches bleu-clair appelée "saë". Un bavoir de soie, un tablier et un bonnet à trois pièces perlé complètaient l'habillement. La petite fille quitte la "saë" pour revêtir "la drogot" composée d'une jupe noire plissée et d'un haut de toile blanche en corselet, cousus ensemble. Vers six ans, le petit garçon était habillé comms son père ; mais, pour tous les jours, il portait seulement le gilet bleu sur un pull-over blanc ou une chemise à fleurs bleues et la "kasketten".

Communion

Les garçons sont habillés exactement comme leurs aînés, avec le costume mauve brodé. Le costume de communiante était entièrement blanc avec la coiffe de dentelle dépliée. Elles porteront encore ce costume pour les processions. Elles quitteront définitivement le costume de fillette lorsque leur taille et leur apparence le leur permettront.

Les femmes portent une coiffe qui nécessite le montage de cinq pièces différentes. Le costume noir est celui qui est habituellement porté. Après la guerre de 1914-1918, les morts furent nombreux et beaucoup de femmes restèrent veuves. Depuis cette période, elles gardèrent le costume noir. Pour les fêtes, elles revêtent un habit d'une richesse de couleurs surprenantes, où s'allient les verts, les rouges, les violets et les bleus, agrémentés de pièces de dentelle et de flots de rubans. Pour les grandes cérémonies religieuses, le costume est de velours noir avec des broderies de perles.

Le costume comportait un tricot noir ou de couleur, blanc lors des cérémonies, et dont le poignet apparaît alors. Par dessus, un gilet noir à larges manches ou "hivizen" sur lequel on endosse le corsage ou "krapos" (corselet découpé et cintré), de couleur verte, violette ou bleue. A l'arrière, il se termine par une sorte de crête. La robe comprend deux jupes à gros plis, celle du dessous en flanelle blanche, celle du dessus en drap noir (en semaine) ou violet (dimanches et fêtes). Le tablier est en étoffe du pays, mais pour les dimanches et fêtes, sa soie s'orne de dentelles pailletées d'or et d'argent. Le fichu des femmes mariées était toujours d'un écossais bleu et blanc. Ceux des jeunes filles sont identiques et décorés d'une guirlande de branchettes finement dessinés.

Plougastel chapeau_1.JPGLes hommes, avec le grand chapeau à rubans de velours, arborent selon les circonstances, des vestes violines sur des gilets verts, où s'allient le bleu et le noir, mais toujours avec une profusion de broderies et de boutons.

Le surgilet à manches, "giletenn var c'horré", violet ouvert à volonté (violet de préférence les jours de cérémonie), bleu si l'homme est en deuil. Trois gilets sans manches (le premier vert ou violet mais de couleur toujours différente de celle du surgilet), le second rouge ou bleu ou en cas de deuil, le troisième en flanelle blanche à ganse rouge (bleu en cas de deuil). En outre, ce surgilet et ce gilet sont ornés aux boutonnières et au col, de galons et de broderies, dont la couleur verte, jaune ou rouge diffère de celle du vêtement lui-même. Une rangée de boutons descend de chaque côté du surgilet et sur le devant des surgilets. Le choix de  ces boutons n'est pas plus livré au hasard que le reste du costume : en poils de chèvre pour le gilet blanc, en métal pour les autres, ils sont en os ou en nacre pour le surgilet.

Deuil

Les enfants portent le deuil comme les adultes. Il s'agit du même costume adapté aux circonstances. Les femmes portent un manteau de deuil noir "le kapod" et une coiffe en coton aux ailes rabattues. Les ailes en sont déployées lorsque le défunt est un parent proche. Le fichu bleu à impressions blanches est remplacé par un fichu en coton blanc non amidonné.

Le costume et les coiffes se raréfient à tel point que de nos jours, seules quelques personnes âgées ainsi que le cercle celtique "Bleunion Sivi" et le bagad "Adarre" les aborent encore.

Pour admirer tous ces costumes, une visite au Musée de la Fraise et du Patrimoine s'impose.


Le Musée de la Fraise et du Patrimoine







Info : Musée fermé jusqu'au 4 mars 2009.

Pour tout renseignement, cliquer ci-après

Le Musée de la Fraise et du Patrimoine ou Centre culturel Louis-Marie Bodénès 


Les ports







La commune de Plougastel, territoire aux multiples visages tant côté terre que côté mer, possède un littoral qui constitue un atout à la fois à préserver, à organiser et à mettre en valeur.











Les principaux ports abritent des activités diverses où se côtoient les professionnels de la mer et amateurs d’activités nautiques et de plaisance :Coquilles St Jacques2 300P_1.jpg

 un port d'Etat :
    - Le Caro

 trois ports communaux :
    - Le Tinduff, célèbre pour sa flotille de pêche
    - Lauberlac’h
    - Le Four à Chaux,

 anciens ports départementaux transférés à la commune en 2003,
    - Le Passage

et d’autres ports dont celui de Keraliou, de Porsmeur qui ne sont pas reconnus juridiquement, mais qui permettent à Plougastel d’offrir plus de 1000 mouillages.

Ainsi que le prévoit Le Code des Ports Maritimes, Plougastel s’est doté d’un conseil portuaire chargé de gérer toutes les questions relatives aux ports reconnus juridiquement (délimitation administrative des ports, tarifs, concessions, projets de travaux neufs, règlements…).


Patrimoine maritime : Le Saint Guénolé





Le 30 août 2003 , les Plougastels ont eu le plaisir de voir revenir sur leur commune un des vieux gréements de la rade de Brest « Le Saint Guénolé ». Ce bateau a été racheté en juillet 2003 par la commune de Plougastel afin de le faire revenir dans le patrimoine communal et de participer à la mise en oeuvre d’un projet de développement nautique et touristique qu’elle entend favoriser. La gestion de ce vieux gréement a été confiée au Centre Nautique Armorique  afin d’optimiser les sorties du bateau.






pucevert2.gif  Historique du Saint-Guénolé

st_guenole_en_peche3_150.jpgLe “Saint Guénolé” a été construit sur les grèves du Fret, par Victor Belbeoch, en 1948, pour le compte des 3 frères Laurent de Kéramenez.

De 1948 à 1952
, le “Saint Guénolé” pratique ainsi la pêche, exclusivement à la voile.

De 1952 à 1962
, il est équipé d’une moteur Bolinder de 4cv. Désarmé en 1962, il reste échoué durant 3 années sur la vasière entre le sillon de Lauberlac’h et l’étang de Pen Ar Ster.

En 1965
, il est découvert en 1965 par Paul Cornillet, marin-pêcheur, à la recherche d’un ancien bateau de travail pour vivre à son bord en permanence et naviguer à la voile sur les côtes Bretonnes et de Cornouaille. Le bateau subit alors des modifications de structure importantes effectuées par le chantier Stipon de Camaret.

En 1979
, les animateurs de l’Ecole de mer du Trégor font la connaissance de Paul Cornillet. Pendant 10 ans, le bateau va faire connaître la mer aux enfants des classes de Patrimoine ; il participe à différentes fêtes et animations et va former les premiers moniteurs de voile traditionnelle.

Au décès de Paul Cornillet, en 1988, le bateau est racheté par l’Ecole de mer du Trégor. En 1992, le bateau subit un important programme de restauration au chantier naval Yvon Clochet (Tréguier) pour retrouver ses formes d’origines. Profitant de cette restauration, le “Saint Guénolé” est classé Monument Historique en Septembre 93.

Puis, en 1994, l’Ecole de mer du Trégor est contrainte de s’en séparer. C’est alors, que l’association « Le Saint-Guénolé », composée de membres des différentes associations de vieux gréement de la rade de Brest se crée et se mobilise pour essayer de racheter le bateau et de le ramener à Plougastel. Racheté par la ville de Morangis, le “Saint Guénolé” sera finalement repris par la commune de Lézardrieux.P1010012.JPG

En mars 2003
, ayant connaissance de la nouvelle mise en vente du coquillier, l’association « Le Saint-Guénolé » se rend à Lézardrieux pour constater l’état du bateau. Celui-ci étant satisfaisant, elle décide de poursuivre son projet de rachat et le soumet au maire de Plougastel. Vieux_gr_ements130p.jpg

Le 30 août 2003
, le « Saint Guénolé » est entré en rade de Brest, entouré d’une armada de vieux gréements et autres bateaux et accueilli par un public chaleureux venu le saluer au quai du Four à Chaux.


La Marie-Claudine

La Marie-Claudine est une chaloupe de la Rade de Brest reconstituée en 1990 d'après les plan du XVIIIème. A l'origine de cette initiative, l'association Bag Plougastel, créée en 1989 à l'occasion du concours "Bateaux des Côtes de France". Cette association a pour but d'assurer la promotion du Patrimoine maritime de Plougastel.

Cette chaloupe est répertoriée aux archives du Service Historique de la marine sous le nom de Bag Plougastell.

Elle servait au transport des gens, des animaux de la ferme et des légumes, ainsi que des fraises entre les différent sports de Plougastel et Brest.

Elle servait aussi au transport des pierres de Kersanton, du goemon rouge, des coquillages ainsi qu'au dragage.

Elle possède une facilité d'échouage, nécessaire à Plougastel, grâce à son faible tirant d'eau.

Cette chaloupe possède aussi deux gréements : un du 18ème siècle (2 voiles) et un autre du 19ème siècle (2 voiles et 1 foc).



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La Marie-Claudine
a été le bateau le plus primé
au Concours des bateaux des Côtes de France organisé par le Chasse-Marée en 1992.