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Architecture

Le Grand Calvaire de Plougastel - The Plougastel Calvary

Ce Monument classé fut construit entre 1602 et 1604. Dans une puissante procession de granit, 181 personnages nous racontent l'histoire du Christ, rangés en deux séries superposées autour du socle.

La croix du Christ et celles des larrons s'élèvent au milieu de l'ensemble, pleines de détails pittoresques. Chaque personnage est campé, d'une façon placide et presque hiératique, dans le costume que portaient les acteurs des mystères bretons tels, que les voyaient représenter les paysans de Plougastel, sur le parvis de leur église.

La figuration de l'enfer, une gueule de dragon où est précipitée toute vivante Katell Gollet, la servante perdue de la légende.

Aucune chronologie dans l'ordre des scènes ; il semble que les sculpteurs se soient préoccupés avant tout de l'harmonie de l'ensemble. L'heureuse association du granit gris sombre de Kersanton et de la pierre jaune de Logonna est encore rehaussée par la patine des siècles.

Présentation historique :

La tradition et l’histoire font du Grand Calvaire de Plougastel-Daoulas un EX VOTO marquant en 1598, la fin de la ravageuse épidémie de peste qui venait de décimer une bonne partie de la population (deux villages avaient disparu).

 

  • Trois étapes attestées ont marqué sa construction :

1602 : achèvement du socle
1603 : achèvement et pose des trois croix
1604 : achèvement total du monument avec l’ensemble de sa statuaire.

Il est aujourd’hui un monument mondialement connu, une œuvre d’art unique et irremplaçable, représentative de son époque et de sa région, conçue et réalisée par un artiste anonyme et qui traduit l’histoire sainte dans la pierre et dans l’esprit du pays utilisant granit de Kersanton et pierre de Logonna.

Il s’agit surtout d’un monument hautement symbolique, d’un patrimoine toujours vivant, fortement lié à la vie quotidienne comme aux événements majeurs qui ont marqué l’histoire de la paroisse et de la commune de Plougastel-Daoulas, un lien privilégié entre les générations.

Le Seigneur de Kererault meurt le 27 septembre 1598 faisant le vœu qu’un calvaire soit édifié en ex-voto s’il était le dernier mort de la peste.

The Plougastel Calvary (1604 - 2004)

According to both religious tradition and historical records, the Calvary at Plougastel-Daoulas was erected in 1598 as an ex-voto to mark the end of the plague epidemic that had devastated the parish, decimating a large part of the population (two whole hamlets were wiped out). A local lord, the Lord of Kererault, died on September 27th 1598 expressing the wish that a Calvary be erected as an ex-voto should he be the last victim of the plague.

Three historical stages marked its construction: the completion and erection of the pedestal in 1602, the three crosses in 1603, and the finished monument in 1604 with its 180 or so individual sculptures.

Designed by an unknown artist who sculpted the life of Christ in local Kersanton granite and Logonna stone, the monument is, today, acknowledged worldwide as being unique in its kind, an irreplaceable work of art and a truly representative expression of its era and the traditions of the region.

The Plougastel Calvary is, above all, a highly symbolic monument and an important part of the living heritage of the area. A bond between generations, it remains strongly associated with the major events that have shaped the history of the parish and town of Plougastel-Daoulas and the daily life of its inhabitants.

John Davis SKILTON :

John Davis SKILTON, le soldat américain qui a permis la reconstruction du calvaire à l’issue de la guerre 39/45.

M. J-D. Skilton, qui faisait partie du Civil Affairs Office de l’Armée américaine, se trouvait basé à Plabennec, quand les circonstances de la guerre, l’amenèrent fin août 1944, à Plougastel. Conseiller d’Art aux Etats-Unis, le lieutenant Skilton fut frappé par les dommages récemment causés aux monuments de Plougastel, notamment au Calvaire, dont la réputation a franchi les océans.

Son premier soin fut de recueillir les pièces de cette oeuvre, qu’il mit à l’abri dans le grenier du presbytère, avant de quitter la région pour Vittel, puis l’Allemagne, dont il contribua au retour en France de dix-huit wagons chargés d’objets d’art volés par les Allemands. Il promit, s’il revenait de la tourmente, de participer à la restauration du Calvaire.

Chapelle Notre-Dame de la Fontaine Blanche

Le pardon se célèbre le 15 août.

Un environnement boisé :

Bâtie au pied d'une colline, au milieu de hêtres et de châtaigniers, à 2 km environ du bourg en direction de Lanvrizan, la chapelle Notre Dame de la Fontaine Blanche, est avec celle de sainte Christine, la seule des 8 chapelles de la commune à ne pas avoir vue sur la rade de Brest ou sur l'Elorn. Elle est édifiée sur un lieu de culte païen.

La légende :

Sur ce site se pratiquait un culte où était adoré un " Dieu de la fécondité ". La statue représentant ce Dieu fut retrouvé sous le calvaire. La statue se trouve désormais au Musée de la Fraise et du Patrimoine. Selon la légende, on retrouva par ailleurs, une statue de la Mère de Dieu au creux d'un arbre. Elle fut apportée à l'église paroissiale ; or le lendemain, elle avait disparu. On la retrouva dans le creux de son arbre. Le phénomène se répéta 4 fois. On en a conclut que la Vierge avait manifesté sa volonté d'être honorée à l'endroit précis où avait été découverte sa statue. Cette période correspond à la christianisation du culte païen. L'expression bretonne "Feunteun Wenn" ne veut pas seulement dire "fontaine blanche" mais aussi "fontaine sacrée". "Gwenn" correspond au gaulois "vindo" qui signifie aussi bien "sacré" que "blanc".

Quelques découvertes :

On également découvert des pierres, qui marquaient dans l'Antiquité, la sépulture de personnages importants. On a aussi retrouvé une colonne à guirlande gallo-romaine. Ce qui frapper à la Fontaine Blanche, c'est le fait que le sol schisteux de la petite colline ait été creusé profondément pour les fondations de la chapelle : ceci semble marquer une volonté manifeste de recouvrir l'emplacement exact dé l'édifice païen, afin de le christianiser.

Plusieurs rénovations :

Si sa fondation remonte à 1186, l'édifice ne date que du XIX ème siècle. A l'origine, elle fut construite en bois à la façon des monastères celtiques. Elle fut démolie vers 913, lors d'une attaque des normands et fût reconstruite directement à la fin du X ème siècle. Ce n'est qu'au XV ème siècle, sous le règne prospère de Jean V, que fût construit l'édifice actuel et son calvaire. La considération des 3 autels se fit en 1528. L'ensemble de l 'édifice, dont le lambris actuel, a été restauré au XVIII ème siècle. Une rénovation intérieure quasi complète a été réalisée en 1985 et 1986 par l'association "les Amis du Patrimoine" de Plougastel, avec le concours de la municipalité. De plan rectangulaire, la chapelle est constituée d'une nef de 5 travées et possède une particularité rare : sa façade occidentale ne comporte pas de porte d'accès. 2 de ses fenêtres sont ornées de vitraux modernes offerts par les prisonniers de guerre de 1939-45, à leur retour de captivité.

Le calvaire et le prieuré :

Le calvaire (XV ème) est en pierre de Kersanton et de Logonna. La croix monolithe porte le crucifix et une Vierge à l'enfant. Le prieuré est situé face à la chapelle, il s'appelait "Rosa monachorum" (la rose des moines) et appartenait à l'Evêché de Cornouaille.

Chapelle St-Adrien

Le pardon se célèbre le deuxième dimanche de mai.

La chapelle Saint-Adrien est située à 5 km au sud-ouest du bourg au fond de l'anse de Lauberlac'h, sur la rive droite de la rivière. C'est un assez vaste édifice composé d'une nef, d'un transept à bras allongé et d'un petit chevet carré.

Le pignon ouest est percé d'une porte en anse de panier, surmontés d'une accolade Renaissance à crosettes.

La façade sud est décorée d'une porte moulurée, en anse de panier. Une inscription gothique domine cette porte et nous apprend que la chapelle fut fondée le second dimanche de mai de l'an 1542 par Henri de Chastel, recteur de Plougastel, en l'honneur de Note Dame de Confort et de Saint-Adrien.

Cette chapelle en remplaça une autre car un acte du 27 décembre 1414 nous présente Marguerite Burel donnant à L'Abbaye de Daoulas 5 livres de rente sur terre entre Saint-Adrien et Plougastel.

Quel est le titulaire de notre chapelle ? Plusieurs ont pensé à Saint-Adrien qui prêcha la foi en Grande Bretagne et mourut en l'an 720. C'est là une erreur. Le Saint dont il s'agit est un martyr et, manifestement, il est autre que Saint-Adrien, martyr en Nicomédie, vers l'an 303. Avec Saint-Sébastein et Saint-Antoine l'ermite, Saint-Adrien fut reconnu au Moyen Age comme ayant le privilège de défendre contre les maladies contagieuses.

A l'intérieur, le pavé est fait de dalles informes de schistes et grès quartzeux. Une poutre de la nef porte un Christ en croix.

Cette chapelle a été restaurée au cours de l'année 1955.

Chapelle St-Claude

Le pardon a lieu le deuxième dimanche de septembre.

Cette chapelle, dédiée à saint Claude, évêque de Besançon au VIIème siècle, se trouve à 5 km à l'est du bourg, en direction de Porsgwenn sur la colline dite de saint Claude.

C'est un édifice du XVIème siècle, rénové en 1968, en forme de croix latine, avec un transept au développement exagéré, et un chevet à pans coupés. Les murs sont en pierres de taille. Le clocher ajouré se termine par un dôme, surmonté d'un lanternon.

A l'intérieur de la chapelle les armes de Roscerff apparaissent sur la clef de voûte de la boiserie du chœur.

La voûte lambrissée du chœur était ornée de peintures représentant les principaux traits de la vie de saint Claude. Quand M. le chanoine Peyron l'examina vers 1895, les couleurs étaient déjà bien effacées. Toutefois, il y releva une date du travail : 1661 ; la scène qui représente saint Claude, peintre par Yves Hen, vêtu de la chape, tenant d'une main la croix archiépiscopale, et bénissant de la droite un enfant qui se relevait à moitié d'une châsse où il était exposé, ayant auprès de lui sa mère en prières. Au-dessous se lisait : SURRECTOR MORTUORUM. Dans le second panneau le saint étend la main sur trois personnages agenouillés. Un troisième panneau présente Claude visitant 2 prisonniers enchaînés avec l'inscription : O DESOLATORUM CONSOLATOR CAPTIVORUM.

Au-dessus du maître-autel, une peinture du lambris, représentait saint Claude apparaissant au Seigneur de Kergoat, manoir de Loperhet. Ce seigneur, prisonnier des Turcs et délivré par l'intercession de saint Claude, lui avait, selon la tradition construit une chapelle à Plougastel. Le maître-autel est surmonté d'un retable à 2 colonnes torses et 2 colonnes lisses, munies de chapiteaux corinthiens, avec volutes en arabesques et festons de feuilles de chênes, grappes de raisins et oiseaux.

La sacristie a été refaite au XVIIIème siècle comme l'atteste l'inscription qui figure au-dessus de la fenêtre : 1749 : MICHEL LE BOT PTRE.

Dans le mur nord du cimetière une pierre schisteuse porte, grossièrement gravée, l'inscription suivante : " Vigouroux Claude a fait bâtir un mur à saint Claude en 1857 par un testament de 300 francs ".

Le calvaire qui se dresse dans le voisinage de la chapelle a un fut octogonal dont le christ a disparu. A l'avant est une " piéta " accostée de saint Trémeur reconnaissable à ses clefs, et de saint Yves, portant surplis, camail et barrette et tenant une bourse. Au bas du socle gît une " piéta " mutilée. A environ 250 mètres au midi de la chapelle se trouve la chapelle de dévotion refaite en 1891. C'est un petit monument à pignon aigu. La niche abrite une grossière statue refaite en bois peinte à l'eau, représentant saint Claude en évêque, esquissant un geste de bénédiction.

En 1721, le pardon avait lieu le second dimanche de septembre, et plus anciennement, le troisième dimanche du même mois. On y donnait du crin en offrande. Aujourd'hui, le jour du pardon qui a lieu le premier dimanche de septembre, on bénit un grand nombre de petits gâteaux que l'on fait manger aux petits enfants. Ce jour là, la procession fait 3 fois le tour de la chapelle. Du lundi de Pâques au premier dimanche de septembre, on dit la messe à saint Claude un dimanche sur 3. Les fidèles de Plougastel ont  le texte de 3 cantiques bretons composés par M. Fagot Vicaire de Plougastel de 1875 à 1886.

D' après le texte de M. le chanoine Henri PERENNES.

Chapelle St-Guénolé

Chapelle classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le pardon de la chapelle a lieu le premier dimanche de mai.

Assez vaste chapelle située de l'autre coté de l'anse de Lauberlac'h à 5 km du bourg, à l'ouest. C'est un édifice du XVIIème siècle dont le clocher comprend 2 étages, le premier à 2 baies formant chambre de cloches , le second à une baie accostée de 4 petits pinacles et surmontée d'un lanternon.

A l'intérieur le pavé irrégulier est fait de dalles informes de schistes et de grés quartzeux.

L'autel en bois, du XVIIème siècle, est formé de panneaux ornés d'arabesques tout comme les 2 gradins du tabernacle.

A l'angle du transept midi, sur le placître de la chapelle sont les ruines d'un petit calvaire qui conserve encore sur ses consoles latérales la sainte Vierge et Saint-Jean, adossés à Saint-Guénolé et à Saint-Pierre. Il porte cette inscription : 1654 L . ARGAL.

Chapelle Saint Jean

Le pardon a lieu le 24 juin.

Cette chapelle se trouve à 4 km au nord-est du Bourg, au bord de l'Elorn, dans un paysage ravissant. C'est un monument de la période ogivale flamboyante, ainsi que l'attestent les fenêtres de la façade nord. Le clocher gothique à longs meneaux est svelte et élancé. Au pignon ouest apparaît une porte en anse de panier surmontée d'une accolade.

A l'intérieur de la chapelle qui comporte 2 nefs, on lit sur la corniche sud :
" 1607 GVILLAVMO : CALVE : FIT : FERE : CESTE : CHAPELLE : LORS FABRIQVE ". La corniche nord porte l'inscription que voici : " JEAN VENEVST CALVEZ FABRIQUE 1780 ". Au lambris, du côté sud on lit : " RENEZ RENVNA VOT 1781 ".

Le pardon a lieu le 24 juin, en la fête de saint Jean-Baptiste. La chapelle de saint Jean, écrivait en 1835 Emile Souvestre, est célèbre pour son pardon aux oiseaux. Tous les pâtres du voisinage y arrivent avec des cages et toute l'ornithologie du département se trouve représentée à cette singulière foire.

Le pardon est en vogue parmi la population brestoise qui y vient en bateau. Le 24 juin les bateaux de Brest font un va et vient continuel entre le port de commerce et la chapelle saint Jean.

Une épouvantable catastrophe clôtura en 1890 la journée du pardon. Ce jour là, par un jour superbe, l'affluence des pèlerins avait été plus considérable que jamais. Le soir, au retour, la foule avait comme d'habitude envahie les premiers bateaux ; chacun avait hâte de rentrer chez soi. On faisait queue, tout le monde cherchant à passer le premier. Une passerelle longue d'environ 60 mètres et bâtie sur pilotis, portant de la terre aboutissant à un ponton d'où se faisait l'embarquement. Cette passerelle avait été envahie par la foule. Les armateurs étaient cependant là, faisant tous les efforts pour calmer les plus pressés. Ils empêchaient d'avancer, en faisant reculer quelques-uns uns. Mais leurs efforts étaient impuissants. Que pouvaient-ils contre cette foule qui allait grossissant à chaque minute ?

Quand la catastrophe arriva, il était environ 18 heures. La " Louise " venait de partir avec un chargement de promeneurs. Le " saint Joseph " arrivait. Il venait se ranger le long de l'appontement. A ce moment, une poussée formidable eut lieu dans la foule. On voulait embarquer. Un craquement sinistre se fit entendre, puis une immense clameur s'éleva de toute cette foule. Une partie de la passerelle venait de céder sous le poids énorme qu'elle supportait, laissant tomber dans la mer un grand nombre de promeneurs.

Par bonheur la partie de la passerelle qui venait de s'écrouler était d'une seule pièce, formant pour ainsi dire un radeau, s'enfonçant très lentement et supportant une grappe humaine d'une cinquantaine de personnes. Ainsi, les promeneurs restés sur la passerelle encor solide purent donner la main à un certain nombre d'entre eux et les remonter. D'autres s'accrochèrent aux poutres qui formaient les piliers. Un certain nombre, enfin, et ceux là étaient les plus mal partagés, avaient été jetés à la mer par la secousse. Immédiatement un certain nombre de personnes se précipitèrent à l'eau. A ce moment le spectacle dépassait en horreur tout ce qu'on peut imaginer de plus atroce. La plupart des personnes tombées à la mer ne savaient pas nager. Elles se cramponnaient désespérément les unes aux autres. Des cris d'au secours ! Sauvez-moi ! étaient poussés par les victimes. Et là sur la rive, sur le ponton, partout enfin, les personnes qui avaient un parent, un ami avec eux, cherchaient à savoir s'il était en sûreté où s'il était tombé à la mer. L'angoisse étreignait les cœurs.

En même temps que les sauveteurs s'étaient jetés à la mer, des canots arrivaient de tous les côtés à la fois. On y entassait les victimes dont un certain nombre avait perdu connaissance et on les transportait dans les fermes voisines. Les uns étaient malades, d'autres avaient été trop secoué par l'émotion pour pouvoir repartir. Un certain nombre enfin avaient leurs habits mouillés et profitèrent de la bonne volonté que le tout monde mettait à les héberger. La catastrophe fit 7 victimes, au nombres desquelles le quartier-maître Bondon, qui a donné son nom à une des rues de Recouvrance (Brest).

D'après les textes du Chanoine Henri PERENNES.

La municipalité de Plougastel-Daoulas à pris l'initiative de restaurer entièrement la chapelle au cours des années 1957-1958.
 

Chapelle St-Languis

Le pardon se célèbre mi-juin.

La petite chapelle Saint Languis date de 1603 et se blottit parmi les maisons du port. Elle a plusieurs vocables : Notre Dame de Bonne Nouvelle en 1774, Notre Dame de Bon Voyage en 1782, Sainte Blandine en 1805. La dévotion populaire l'appelle " Chapel Saint-Languis ". Le pardon se célèbre le 3ème dimanche de juin.

Saint Languis, personnage inconnu des hagiographes, est invoqué pour les enfants malades, et sans doute, par suite d'un jeu de mots, pour les enfants en langueur. On venait de très loin plonger dans sa fontaine de petites chemises dont on revêtait, quand elles étaient sèches, les enfants malades. Après avoir vidé la fontaine, d'aucuns allumaient dans la chapelle un ou plusieurs cierges, en priant avec ferveur le saint patron de guérir le malade, ou de le faire mourir sans délai. La chapelle très modeste, contient pourtant quelques statues très intéressantes, celle de Notre-Dame de Bonne Nouvelle et une fuite en Egypte, fort ancienne.

La chapelle Saint-Languis est située dans un paysage exquis, non loin de la maison du Kap qui inspira à Hippolyte Violeau un de ses plus intéressants romans.

Chapelle St-Trémeur

Le pardon a lieu le deuxième dimanche de juillet.

Cette chapelle se trouve à 3 km ½ au sud du bourg. Etroite et basse, elle n'a que 3 fenêtres, l'une au chevet, les 2 autres sur les côtés. C'est la plus petite chapelle de Plougastel.

Près de la fenêtre sud, on lit cette inscription : V : VIGOVROVX FF : FAICT : CETTE : CHAPELLE 1581. Près de la fenêtre nord : F : Ivllian : F. 1636. Au-dessus de la porte sud on lit la date de 1801. Au total, c'est une' chapelle du XVIème siècle, remaniée au XVIIème et au XIXème siècle. Monsieur le Curé Uguen (1928-1937) y rajouta un transept.

Au midi de la chapelle se dresse un calvaire qui porte d'une part le Christ avec la Vierge et saint Jean, d'autre part saint Trémeur et un saint moine. 

En 1738, 60 livres furent payées à un fondateur de Brest pour " augmenter et refondre la cloche " de saint Trémeur. 

Les principales fêtes qui se célébraient dans ce sanctuaire avaient lieu le lundi de la Pentecôte, les jours de saint Joseph et de saint Marc et le dernier dimanche d'août, fête de saint Riou. La procession y vient aujourd'hui le jour de la saint Marc 

D'après le texte de M. le chanoine Henri PERENNES. 

La municipalité de Plougastel-Daoulas a pris l'initiative de restaurer entièrement la chapelle au cours de l'année 1973.

Chapelle Ste-Christine

Le pardon a lieu le dernier dimanche de juillet.

Cette chapelle construite au XVIème siècle se trouve à 4 km à l'ouest du bourg et tire son nom du village où elle est située.

Ce vocable de " Chapel Langristin " évoque un vieux saint celtique, Sant Kristin, aujourd'hui oublié et dont le culte fut remplacé par celui de Sainte-Christine, qui fut tuée à coups de flèches vers l'an 300 pour avoir refusé des sacrifier aux idoles.

La chapelle est édifice en forme de croix latine, avec un chevet à pans coupés. Une pâque de pierre au pignon ouest rappelle la restauration du clocher en 1914.

La chapelle ayant été largement endommagé pendant la dernière guerre mondiale, la municipalité de Plougastel a pris l'initiative de la restaurer entièrement au cours des années 1959-1960. La restauration du clocher a été faite en 1975.

Sur le placître se dresse un calvaire daté de 1587. On voit d'un côté Saint-Jean et la sainte Vierge, plus bas une scène du couronnement d'épines.

La chapelle de Sainte-Christine était le rendez-vous des fermiers et fermières dont le bétail n'engraissait pas assez.