Site officiel de Plougastel

Vous êtes ici : Tourisme / Découvrir / Patrimoine / Le costume de Plougastel

Le costume de Plougastel

Le costume de Plougastel

Le costume de Plougastel est l'un des plus colorés de Bretagne. On distingue deux types de costumes : la tenue de cérémonie et la tenue de travail. Il accompagne le Plougastel dans les différentes étapes de sa vie : baptême, communion, mariage et deuil. Le costume varie donc en fonction de l'âge et de la circonstance.

Baptême

La richesse du costume de baptême montre la place importante qu'occupe l'enfant au sein de la famille. Le bébé était emmailloté de coton recouvert de cache-lange de dentelle où étaient fixés des noeuds de ruban bleu-clair, perlé, dont l'assemblage formait un M majuscule. Les enfants étaient voués à la Vierge. Le bébé portait une brassière de toile, brodée dans un coin d'un M, garnie de dentelle qui se rabattait sur une brassière de laine, bordée de bleu-clair, recouverte d'un bavoir de soie perlée. Le riche bonnet perlé à trois pièces était également en soie bleu-clair. Un ruban était enroulé autour du corps du bébé pour remplacer les épingles.

Lorsqu'ils commençaient à marcher, les garçons et les filles revêtaient une robe à manches bleu-clair appelée "saë". Un bavoir de soie, un tablier et un bonnet à trois pièces perlé complétaient l'habillement. La petite fille quitte la "saë" pour revêtir "la drogot" composée d'une jupe noire plissée et d'un haut de toile blanche en corselet, cousus ensemble. Vers six ans, le petit garçon était habillé comme son père ; mais, pour tous les jours, il portait seulement le gilet bleu sur un pull-over blanc ou une chemise à fleurs bleues et la "kasketten".

Communion

Les garçons sont habillés exactement comme leurs aînés, avec le costume mauve brodé. Le costume de communiante était entièrement blanc avec la coiffe de dentelle dépliée. Elles porteront encore ce costume pour les processions. Elles quitteront définitivement le costume de fillette lorsque leur taille et leur apparence le leur permettront.

 

Les femmes portent une coiffe qui nécessite le montage de cinq pièces différentes. Le costume noir est celui qui est habituellement porté. Après la guerre de 1914-1918, les morts furent nombreux et beaucoup de femmes restèrent veuves. Depuis cette période, elles gardèrent le costume noir. Pour les fêtes, elles revêtent un habit d'une richesse de couleurs surprenantes, où s'allient les verts, les rouges, les violets et les bleus, agrémentés de pièces de dentelle et de flots de rubans. Pour les grandes cérémonies religieuses, le costume est de velours noir avec des broderies de perles.

Le costume comportait un tricot noir ou de couleur, blanc lors des cérémonies, et dont le poignet apparaît alors. Par dessus, un gilet noir à larges manches ou "hivizen" sur lequel on endosse le corsage ou "krapos" (corselet découpé et cintré), de couleur verte, violette ou bleue. A l'arrière, il se termine par une sorte de crête. La robe comprend deux jupes à gros plis, celle du dessous en flanelle blanche, celle du dessus en drap noir (en semaine) ou violet (dimanches et fêtes). Le tablier est en étoffe du pays, mais pour les dimanches et fêtes, sa soie s'orne de dentelles pailletées d'or et d'argent. Le fichu des femmes mariées était toujours d'un écossais bleu et blanc. Ceux des jeunes filles sont identiques et décorés d'une guirlande de branchettes finement dessinées.

Les hommes, avec le grand chapeau à rubans de velours, arborent selon les circonstances, des vestes violines sur des gilets verts, où s'allient le bleu et le noir, mais toujours avec une profusion de broderies et de boutons.

Le surgilet à manches, "giletenn var c'horré", violet ouvert à volonté (violet de préférence les jours de cérémonie), bleu si l'homme est en deuil. Trois gilets sans manches (le premier vert ou violet mais de couleur toujours différente de celle du surgilet), le second rouge ou bleu ou en cas de deuil, le troisième en flanelle blanche à ganse rouge (bleu en cas de deuil). En outre, ce surgilet et ce gilet sont ornés aux boutonnières et au col, de galons et de broderies, dont la couleur verte, jaune ou rouge diffère de celle du vêtement lui-même. Une rangée de boutons descend de chaque côté du surgilet et sur le devant des surgilets. Le choix de  ces boutons n'est pas plus livré au hasard que le reste du costume : en poils de chèvre pour le gilet blanc, en métal pour les autres, ils sont en os ou en nacre pour le surgilet.

Deuil

Les enfants portent le deuil comme les adultes. Il s'agit du même costume adapté aux circonstances. Les femmes portent un manteau de deuil noir "le kapod" et une coiffe en coton aux ailes rabattues. Les ailes en sont déployées lorsque le défunt est un parent proche. Le fichu bleu à impressions blanches est remplacé par un fichu en coton blanc non amidonné.Le costume et les coiffes se raréfient à tel point que de nos jours, seules quelques personnes âgées ainsi que le cercle celtique "Bleunion Sivi", le bagad Plougastell et le bagad "Adarre" les arborent encore.

Pour admirer tous ces costumes, une visite au Musée de la Fraise et du Patrimoine s'impose.