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Le patrimoine naturel

La première action à réaliser pour préserver l'environnement littoral est le porter à connaissance. En effet, "on ne protège bien que ce que l'on ne connaît bien" : ce dicton est celui des gestionnaires d'espaces naturels, mais il est aussi applicable à chacun de nous. Seule une prise de conscience des richesses qui nous entourent peut nous amener à les préserver à notre échelle, de manière à transmettre intact ce patrimoine et cette qualité de vie à nos enfants.

Plougastel, entre terre et mer, regorge de richesses naturelles, qui façonnent son paysage si varié. A cette diversité de milieux naturels est associée une grande diversité d'espèces animales et végétales, parmi lesquelles certaines méritent toute notre attention.

Au niveau du patrimoine géologique, Plougastel recèle de trésors uniques en Europe, particulièrement intéressants d'un point de vue pédagogique.

Le patrimoine naturel de Plougastel se décline à travers les trois thèmes suivants :

  • Les grands types d'habitats marins, littoraux et terrestres
  • Les espèces animales et végétales remarquables
  • Le patrimoine géologique

Les grands types d'habitats marins, littoraux et terrestres

Longtemps dominée par la culture de la fraise, la presqu'île de Plougastel montrait un paysage uniforme de petites parcelles bocagères qui recouvraient toute sa superficie. Aujourd'hui, la nature a repris ses droits dans des zones de culture abandonnée, et le paysage s'est enrichit de milieux naturels variés.

Certains types de milieux naturels, ou habitats, peuvent bénéficier désormais d'un statut de protection, réservé auparavant à quelques espèces animales et végétales. En effet, la protection d'un type d'habitat donné garantit celle des espèces qu'il abrite.

La Directive européenne "Habitat Faune Flore" dresse la liste des types d'habitats européens d'intérêt communautaire, ce qui a permis d'en faire l'inventaire (Voir la liste générale des habitats naturels de la Rade de Brest).

Les plus importants d'entre eux sont déclarés "sites Natura 2000 ″ : ils constituent le "Réseau Natura 2000 "et peuvent si besoin bénéficier d'une protection réglementaire (voir le site internet de Natura 2000).

Sur la presqu'île, on trouve quelques habitats d'intérêt communautaire (au sens de la Directive), dont les principaux sont :

  • Les landes littorales sèches
  • Les vasières et prés salés
  • Les boisements humides

D'autres ne font pas partie de cette liste, mais méritent qu'on les cite de par leur biodiversité ou leur caractère patrimonial :

  • Les prairies humides de fond de vallée
  • L’estran rocheux, les bancs de maërl, les herbiers de zostère.

Les habitats d'intérêt communautaire présents sur la Presqu'île :

La lande littorale sèche :

La lande littorale sèche est caractérisée par la présence simultanée de l'ajonc (Ulex galii, Ulex europaus) et la bruyère (Erica cinerea pour la lande sèche). On la trouve sur les falaises rocheuses exposées aux vents marins, à la différence de la lande humide, qui se développe plutôt dans des zones humides.
Ce type de végétation est le seul à pouvoir supporter les contraintes liées à la proximité de la mer (vent parfois violent, embruns salés) et au support de type rocheux (quasi absence de sol et d'eau).
Cette végétation est épineuse, souvent impénétrable, et constituée d'ajonc, de bruyère, de callune, de prunelliers, de ronces…
Cet habitat est exclusif pour certaines espèces d’oiseaux : la fauvette pitchou, la linotte mélodieuse…

Localisation :
Ce type de lande est bien représenté sur la presqu'île, notamment au niveau de la pointe de L'Armorique, la pointe du Corbeau, Kernisi, ou du côté de Keramenez.

Pour plus d’information sur la lande littorale.

Les vasières et prés salés :

Les vasières se forment dans des anses littorales profondes, soumises à la marée : les particules argileuses apportées par les cours d'eau qui débouchent dans l'anse floculent au contact de l'eau de mer et sédimentent si les conditions sont suffisamment calmes.

L'étendue de vase ainsi formée est alternativement recouverte et découverte au rythme des marées.

La vie y est très difficile pour les espèces marines : seules quelques invertébrés y sont adaptés, et y abondent. Pour les espèces terrestres, la vie est pratiquement impossible : la vase, très compact, est pauvre en oxygène, et ces conditions anoxiques sont incompatibles avec le fonctionnement normal des racines. Le sel (dû à l'immersion à marée montante) brûle et déshydrate les tissus végétaux, et ce milieu meuble est instable.

Seules quelques espèces végétales terrestres ont un métabolisme compatible avec ces contraintes : ces plantes constituent les prés salés, localisés sur les bords des rias ou au fond des étangs, et recouverts par la mer qu'aux grandes marées. Elles possèdent des adaptions poussées pour survivre dans ce milieu hostile : régulation de la pression osmotique interne, extraction du sel par les stomates, rétention de l'eau douce, pigments protecteurs contre les UV...

Citons quelques plantes spécifiques des prés salés :
L’obione, la soude, le cresson des anglais, les salicornes annuelles, le plantain maritime, la spartine, la phragmite…

Ces plantes jouent un rôle important dans la stabilisation de la vase : elles facilitent sa sédimentation et limitent son érosion grâce à leur réseau de racines et de rhizomes.

Les vasières sont particulièrement importantes pour les oiseaux littoraux, limicoles et anatidés, qui viennent se nourrir de poissons ou d'invertébrés, et nichent sur les berges. La majorité de ces oiseaux sont protégés au niveau national et européen. On peut ainsi y observer (entre autres) l'Aigrette garzette, le Courlis corlieu, le Tadorne de belon, le Héron cendré, le Chevalier gambette, Huîtrier pie, Grand gravelot, Tournepierre, Bécasseau variable, … (Voir la liste des oiseaux présents en Rade de Brest).

Menaces :

En Rade de Brest, la majorité des prés salés sont envahis par une plante étrangère, la spartine alterniflore (Spartina alterniflora), importée accidentellement d'Amérique. Particulièrement bien adaptée à ce milieu, elle prolifère au détriment des plantes locales, d’où une diminution de la biodiversité.
Le dragage déstabilise la vase et remet en suspension les polluants qu'elle contient.
L'échouage de bateaux ou le passage de véhicules sur les prés salés, la pollution… détruisent la végétation et accélèrent l'érosion de la vase.

Localisation :
La baie de Daoulas, dont l'Anse du Moulin Neuf (entre Tinduff et Pont Callec) fait partie, a été déclarée Site Natura 2000 pour l'ensemble de ses vasières et prés salés, habitat exclusif de nombreux oiseaux protégés (Voir la liste des oiseaux présents en Rade de Brest).
On trouve également ces prés salés au fond des anses et des étangs : fond de l’Anse de Lauberlac'h, étang de Saint Adrien…

Les boisements humides :

Il s'agit de boisements naturels parcourus de ruisseaux, souvent localisés au fond de vallées, dominés par le Chêne et les résineux. Ils sont l'habitat de nombreuses espèces animales, et jouent un rôle important notamment pour les oiseaux. Ils jouent également un rôle écologique bénéfique en absorbant une partie des nitrates en excès dans le sol et les cours d'eau.

Ainsi le bois de Kererault (Rocher de l'Impératrice) a été déclaré ZNIEFF de type 1 (Zone Naturelle d'Intérêt Floristique et Faunistique à préserver en priorité), de part la présence d'espèces protégées dont nous reparlerons plus loin.

Les autres habitats de la presqu'île importants pour leur biodiversité
Ces habitats ne font pas partie de la liste dressée dans les annexes de la Directive, mais sont importants à préserver pour leur biodiversité, et donc importants à connaître.

Les prairies humides de fond de vallée :

Riche en biodiversité floristique et faunistique, elles sont le lieu de ponte principal du Damier de la succise, un papillon protégé au niveau national, menacé par la destruction des zones humides.
Plougastel en offre une palette assez intéressante.

Les estrans rocheux :

Nombreux sur le littoral de Plougastel, les estrans rocheux se présentent sous plusieurs formes : platiers rocheux, champs de blocs, plages de galets….Ils sont parmi les milieux naturels les plus riches en biodiversité. Recouvert de nombreuses espèces d'algues (brunes, rouges ou vertes), ces estrans regorgent d'invertébrés marins, protégés de la dessiccation par cette couverture algale ; chaque bloc abrite des espèces différentes, dont des larves de crustacés (Tourteau, araignée…).

Ce milieu est menacé par l'invasion d'algues vertes chaque été, qui étouffent les autres algues, prennent leur place, et privent d'oxygène les petits invertébrés par leur consommation massive.

La pêche à pied menace également ce milieu, diminuant progressivement sa biodiversité, par l'utilisation d'outils peu respectueux, qui homogénéisent le substrat, d'où la disparition d'espèces hyperspécialisées à leur microhabitat.

De même, le retournement des blocs à l'envers détruit les algues du dessus de bloc par pourrissement, et les espèces du dessous, dont les larves de tourteau, par exposition à la lumière. Seules quelques espèces opportunistes banales résistent à ce traitement, et tendent à devenir majoritaires.

Des études sont actuellement en cours pour mesurer concrètement l'impact de ces retournements de bloc sur la biodiversité de l'estran. (C.Hily, IUEM)

Les herbiers de Zostères :

Les zostères sont les seules phanérogames marines d'atlantique, équivalent des posidonies de Méditerranée.

Appelés également "prairie sous marine", ces herbiers constituent un refuge, un lieu de nutrition, de ponte, de nourricerie, pour de nombreuses espèces, qui s'y rassemblent, comme des nomades autour d'une oasis en plein désert. Cet habitat joue un rôle majeur pour le maintien des stocks de poisson, et constitue l'habitat exclusif de l'hippocampe, qui voit ses effectifs diminuer en même temps que la superficie des herbiers.

Plougastel compte encore quelques petits herbiers, localisés à faible profondeur (moins de 5 m à marée basse) : à Kernisi, il découvre à marée basse, mais il faut plonger pour admirer celui de la pointe de Penn an Lann Ils sont principalement menacés par la pollution et le réchauffement climatique, et par les chaînes d'ancre et de corps-mort de bateaux (Voir la carte de répartition des herbiers de Zostères sur Plougastel).

Les bancs de maërl :

Ils n'appartiennent pas spécifiquement au territoire de Plougastel, puisqu'ils sont localisés au milieu de la Rade. Mais ils font partie de son patrimoine, puisque le maërl était récolté en bateau pour les cultivateurs de fraise et utilisé pour amender leurs terrains.

La fête du maërl, qui a lieu tous les quatre ans à Pont Callec, fait revivre cette tradition.

Le maërl est une petite algue calcaire, dont seule l'extrémité, de couleur rose, est vivante, le reste étant entièrement calcifié. Ces petites algues se sont accumulées depuis l’ère secondaire pour former de larges bancs, de plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur.

Sur chaque algue peut se fixer une algue rouge, et les anfractuosités sont autant de cachettes pour de petits invertébrés marins, et crustacés et poissons peuvent facilement s'y nourrir.

Les bancs de maërl, comme les herbiers de zostères, concentrent la vie, et ceux de la Rade de Brest son parmi les plus riches en biodiversité : on les compare ainsi aux récifs coralliens des mers chaudes.

Actuellement, les bancs de maërl sont menacés par l'extension de la crépidule (Crepidula fornicata), gastéropode marin invasif, introduit accidentellement en Rade de Brest, en partie lors du débarquement américain. En effet, ces animaux prolifèrent et recouvrent les algues, les privant de lumière. Le dragage et l'extraction détruisent directement la partie superficielle du banc, là où la vie se concentre (Voir la carte de répartition des bancs de maërl dans la Rade).

  • Définitions :

Biodiversité : contraction de Diversité Biologique; traduit la diversité d'espèces dans un milieu naturel.
Habitat : Synonyme de milieu naturel, au sens de la Directive habitat.
Directive : Loi qui s’applique à l’échelle de l’Europe.
Phanérogame : Angiosperme ou plante à fleur.

  • Remerciements :

- à Agathe Larzillière, rédactrice de cette page au cours d'un stage à la mairie de Plougastel.
- à Luc Guillard et Arnaud Le Névé de Bretagne vivante-SEPNB, qui lui ont apporté leur aide.

Les espèces animales et végétales remarquables

Invertébrés :

  • Damier de la succise : Euphydryas aurinia

C'est un papillon dont la larve est liée à la succise des prés, plante de prairies plus ou moins humides et tourbeuses et de landes humides. Particulièrement rare ne Bretagne, cette espèce ne serait présente, d'après de récentes données, que dans une dizaine de sites pour tout le Finistère.

Cette espèce est protégée au niveau national et européen, elle est inscrite :

  • Dans la Liste d'espèces protégées au niveau national (avec 2 autres espèces de papillons de jour)
  • Dans l'Annexe II de la Directive Habitat Faune Flore
  • Dans l'Annexe II de la Convention de Berne

Cette espèces est menacée par la destruction de zones humides ou pousse la succise des prés.

  • Escargot de Quimper : Elona quimperiana

Il n’est présent qu’en Basse-Bretagne et au Pays Basque, et apprécie les conditions pluvieuses de ces régions situées sur la façade atlantique.
Son habitat de prédilection est la chênaie ou hêtraie sombre et humide.

A Plougastel, cette espèce est en limite de répartition géographique Nord, ce qui explique son faible effectif. On le trouve notamment dans le bois de Kereault, où il trouve des conditions sombres et humides propices.

Cette espèce est protégée :

  • Liste nationale d’espèces protégées
  • Annexe II et IV de la Directive Habitat Faune Flore
  • Annexe II de la Convention de berne
  • Liste Rouge de l'UICN (Union International pour la Conservation de la Nature)

Oiseaux :

Plougastel est un site important pour les oiseaux littoraux et marins, dont un grand nombre sont protégés au niveau national.

On a vu précédemment quelques espèces de Limicoles et Anatidés liées à l'habitat de type vasière et prés salés. On peut citer également deux espèces d'importance majeure, dont les quelques individus restants ne se reproduisent ou hivernent que sur les côtes finistériennes.

  • Sterne pierregarin :

Appelé également "plongeon" ou "hirondelle de mer", leurs effectifs ont beaucoup diminué en Bretagne, celles-ci ayant de moins en moins d'espaces littoraux tranquilles pour nicher. Actuellement, grâce à des mesures de protection, leurs effectifs tendent à remonter, et l’on a recensé en 2002 environ 100 couples nicheurs pour l’ensemble de la Rade.

A Plougastel, elles nichent principalement sur les Duc d'Albe au large de la pointe de l'Armorique (depuis que l’on à coupé l’échelle utilisée par les pécheurs…).

Statut de protection : liste nationale d’espèces protégées.

  • Harle huppé :

La rade de Brest est un site majeur d'hivernage pour l'espèce en Europe. Statut de protection : liste nationale d’espèces protégées
Il est facilement observable à Plougastel, au Tinduff notamment.

Espèces végétales remarquables :

Certaines plantes sont plus rares, en effectif réduit, ou menacées d'extinction par destruction de leur habitat. Plougastel abrite quelques plantes rares, protégées sur tout le territoire nationale et réellement menacées d'extinction de part leur effectif très limité.

La Bretagne est connue pour ses orchidées sauvages. Plougastel en compte quelques unes, dont deux espèces sont particulièrement rares. Les autres ne sont pas menacées d'extinction, mais font partie d'un patrimoine naturel à préserver.

  • Sérapias à petites fleurs : Serapias parviflora

C'est une orchidée méditerranéo-atlantique en progression vers le Nord (10 nouvelles stations découvertes en Bretagne depuis 1991). Elle est présente à Plougastel sur d'anciennes cultures.

Statut de protection :
- Liste nationale d'espèces protégées.
- Liste rouge du massif armoricain, Annexe I

  • Ophrys abeille : Ophrys apifera

Cette espèces n’est présente en Bretagne que sur les côtes finistériennes, et Plougastel en compte quelques spécimen, se développant sur d'anciennes parcelles de culture. Affectionnant un substrat de type calcaire, on la trouve souvent aux abords des anciens fours à chaux.

Statut de protection : Liste nationale d'espèces protégées.

  • Statice humble : Limonium humile

Aussi appelée Lavande de mer, cette plante n'est présente en France qu'en de rares stations de la Rade de Brest, dont la majorité sont à Plougastel : Anse du Moulin Neuf, étang de Saint Adrien, …
On la trouve au milieu des prés salés, dans des dépressions d'eau saumâtres, ou sur la vase au milieu des salicornes annuelles.

Statut de protection : Liste nationale d'espèces protégées.

  • Hyménophylle de Tunbridg : Hymenophyllum tunbridgense

Cette délicate fougère se développe parmi les mousses, dans des sites à faible écart de températures à ambiance très humide, au niveau du bois de Kererault.

Statut de protection : Liste nationale

  • Dryopteris aemula :

Fougère protégée au niveau national, également présente dans le bois de Kererault.

  • Définitions :

Convention de Berne : voir le lien
Liste Rouge de l'UICN : inventaire de plantes menacées d'extinction à l'échelle mondiale, mais pas un statut de protection réglementaire.
Liste Rouge armoricaine : idem, mais à l'échelle régionale.

  • Bibliographie pour plus de renseignements :

- Penn Ar Bed 186 : Orchidée de Bretagne
- ERICA n°4, liste rouge armoricaine (Conservatoire botanique de Brest)
- La flore bretonne, Conservatoire botanique de Brest et région Bretagne
- Atlas écologiques des fougères et plantes alliées, R.Prelli, édition Lechevallier
- Guide Delachaux et Niestlé, guide naturaliste de côtes de France, la Bretagne du mont Saint Michel à la pointe du Raz.

  • Remerciements :

- à Agathe Larzillière, rédactrice de cette page au cours d'un stage à la mairie de Plougastel.
- à Luc Guillard et Arnaud Le Névé de Bretagne vivante-SEPNB, qui lui ont apporté leur aide.

Patrimoine géologique

Ancien récif corallien à la pointe de l'Armorique :

Formation dévonienne (ère primaire) des schistes et calcaires de l’Armorique, offrant l’unique récif de coraux et d'éponges du Praguien d’Europe (Dévonien inférieur - 400 millions d’années).

Aux temps géologiques où ce récif s'est développé, "Plougastel" se situait par 30° de latitude sud sous un climat tropical... dérive des continents oblige ! (ou plus exactement tectonique des plaques).

A Porz Boulou (propriété départementale, espace naturel sensible), on peut observer de nombreux bancs de calcaire bleu, très pur, riches en fossibles marins : éponges, coraux (tétracoralliaires et tabulé), bryozoaires ... Ce calcaire était autrefois exploité pour faire de la chaux (ancienne carrière et reste de four à chaux sur le site). Ce site est intéressant au plan pédagogique, mais il y est interdit, par arrêté municipal, d'y prélever des fossiles. Marteaux interdits, c'est un site protégé, merci.

Poulier de l'Auberlac'h :

Il s’agit d’une remarquable flèche à pointe libre, longue de 370 mètres, qui barre presque totalement l'intérieur de l’anse de l’Auberlac’h.

Sa formation a probablement débuté il y a 3600 ans, après la dernière glaciation, lors de la remontée du niveau marin dû à la fonte de la calotte glaciaire. Sa croissance s'est faite progressivement par son extrêmité, jusqu'à ce qu'elle soit bloquée par les bancs très résistants des grès de Landévennec.

En arrière de ce poulier intérieur, une autre accumulation plus courte s'amorce à partir de la rive sud engendrant un chenal sinueux dans la passe maintenue ouverte par les violents courants de marée (flot et jusant).

L'ance du Caro montrait un poulier semblable, mais il supporte une route qui le masque et l'exutoire est busé.

Filons de kersantite :

La kersantite (l'origine du nom vient du hameau de Kersanton, sur la commune de Loperhet, où cette roche a été caractérisée) est une roche magmatique sombre, de texture grenue plus ou moins fine qui présente une forte proportion de mica noir ou biotite (ici 35%, de qui donne la teinte sombre). Elle forme soit des filons recoupant les formations sédimentaires, à la faveur de fractures, soit des sills injectés entre les couches.

Des filons sont bien visibles au Caro, à la pointe de l'Armorique et à Porsgue,, ainsi qu'en rive droite de l'anse de Penfoul (nombreux petits filons). Cette roche est relativement abondante dans le fond de la rade de Brest où elle montre plusieurs variétés. La kersantite a été exploitée dans de nombreuses carrières. Elle était utilisée pour faire des pierres de taille (encadrement des ouvertures, linteaux, chaînage d'angle) mais surtout pour la statuaire des églises et calvaire, avec un très large rayonnement. La statuaire du calvaire de Plougastel en est un exemple des plus remarquables.

  •   Pour en savoir plus :

- le Musée de la Fraise et du Patrimoine de Plougastel où une présentation géologique est remarquablement faite.
- la Revue Penn Ar Bed  n° 72 et 80 : les roches filoniennes de la rade de Brest - n°144/145 : géologie de la presqu'île de Plougastel.
- Guide Delachaux et Niestlé, "guide naturaliste des côtes de France : la Bretagne du mont Saint Michel à la pointe du Raz.

  •  Remerciements :

- à Agathe Larzillière, rédactrice de cette page au cours d'un stage à la mairie de Plougastel.
- à Luc Guillard et Arnaud Le Névé de Bretagne vivante-SEPNB, qui lui ont apporté leur aide.
- à la Société géologique et minéralogique de Bretagne pour la vérification et les précisions apportées au texte.

Inventaire Biodiversité des milieux aquatiques

Vous le savez peut-être déjà : Eau & Rivières de Bretagne invite les Bretons à repérer et lui signaler la présence dans la région de dix espèces animales et végétales des milieux aquatiques.

Les informations du public, collectées par Eau et Rivières, seront transmises aux associations qui travaillent sur ces espèces. Elles complèteront ainsi les bases de données et les atlas de répartition des espèces.

Que faut-il noter ?

  • La date de l'observation, la commune, le lieu-dit.
  • Le nom du cours d'eau s'il y en a un.
  • La nature de la découverte : mâle, femelle, ponte, empreintes, chants.
  • Le nombre.
  • La description du milieu environnant.
  • Le tout accompagné, pourquoi pas, d'une photo.

Beaucoup d'observations nous sont déjà parvenues mais des lacunes apparaissent encore sur les cartes de répartition. Pour apporter votre contribution, rendez-vous sur notre site internet  : http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/